[Débat] Le port d'armes aux USA et son contrôle

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Nokia
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Scofield a écrit :
28 juin 2018, 20:06
Nokia a écrit :
28 juin 2018, 17:42
Pourquoi être pour ? Simplement parce que l'être humain développe de la peur.
Pourquoi vouloir donner le droit de posséder un objet pouvant arracher la vie à un être humain ? Parce qu'une arme rend l'aspect primitif.

La NRA n'exerce aucune pression, les États-Unis c'est pas l'URSS... On désarme les citoyens, okay... C'est quoi la prochaine étape ? Les policiers et les nations ? Les armes à feu n'ont jamais tué personne. On peut posséder une arme et s'en servir pour sauver des vies et même en posséder sans jamais avoir à s'en servir. Nous désarmer ne profitera qu'aux criminels.
Pour commencer je ne vois pas le rapport entre les questions et les justifications que tu as apporté. Quand bien même ce sont les mauvaises personnes qui sont à l'origine du problème, elles parviennent à leur fins AVEC UNE ARME. Alors attendre des personnes déviantes qu'elles se responsabilisent c'est complètement débile, on ne peut pas changer la nature humaine mais on peut supprimer un des moyens d'arriver au drame. [...] Quand on interdit quelque chose il y a toujours des gens pour transgresser la loi et tomber dans l'illégalité, mais c'est toujours mieux que de sortir de chez sois, aller acheter une arme tranquillement en toute impunité et le lendemain se pointer au lycée et tuer ses camarades et professeurs, parce que la loi nous a permis d'y arriver.
Les criminels trouveront d'autres moyens qui diffèrent de ceux des armes. En prison, les criminels savent se créer des armes, du vrai bricolage. ÉVIDEMMENT QUE ce sont les gens qui tuent les gens, je n'ai jamais vu un policier dire que c'est la faute de son pistolet si il y a tué X et Y. D'ailleurs, la loi a permis d'arriver à quoi? Des transgressions? Comme tu le dis, il y aura toujours des gens pour les contrer.

Il reste des exceptions à ton on n'enlève pas les armes comme ça. Un policier sans son fusil n'est pas un policier et même si les lois régies sont déjouées, il y a toujours d'autres façons de corriger le problème des armes. Certaines villes aux States arrivent à combattre le crime sans armes.
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Zero
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02 juil. 2018, 11:49

Scofield a écrit :
28 juin 2018, 16:57
Zero a écrit :
27 juin 2018, 13:33
A un moment donné, si on tient vraiment à évoluer, il faudra arrêter de restreindre l'évolution de certaines choses pour essayer plutôt de restreindre certains côtés de la nature humaine.
C’est vraiment n’importe quoi mais je vais répondre simplement:
Pourquoi être pour ?
Pourquoi vouloir donner le droit de posséder un objet pouvant arracher la vie à un être humain ?
L'alcool tue, on en autorise pourtant la consommation. Il en va de même pour des produits portant des risques pour la santé humaine, je ne vais pas t'en faire une liste ce serait un exercice fastidieux. Derrière chacune de ces autorisations, il y a des pour et des contre. C'est là que se situe la subtilité de la nature humaine et de la société : on peut tout dire et son contraire. Mais passons, là n'est pas la question.

Certains tiennent à obtenir des armes non pour tuer, ni même pour se défendre, mais pour l'exercice de tir. Je trouve ça dommage de les priver de ça, moi-même étant un amateur dans le milieu, parce que des abrutis existent dans ce monde. Il est clair que même en mettant en place un système d'analyse des détenteurs d'armes à feu ou des acheteurs, cela ne suffira pas : un chasseur actuel, rien ne l'empêche plus tard d'utiliser son arme pour tuer quelqu'un. Pourtant, psychologiquement, il passe à n'importe quel test.

Il est donc clair qu'il faut porter son attention sur la nature humaine à savoir comment, par différents types de sensibilisation, empêcher ces comportements destructeurs. De la même façon qu'on réalise des sessions de prévention contre le suicide etc... Je n'ai jamais vu des préventions contre les tueries par exemple. Certes, nous avons des méthodes sur la façon de réagir face à une tuerie de masse, à des attentats... Cachez-vous si vous ne pouvez pas fuir et j'en passe. Mais nous as-t-on déjà dit "la colère n'est pas la solution, tuer les autres non plus" ? Je n'ai jamais constaté d'éducation telle que celle-ci, qu'elle soit familiale ou scolaire. Parce qu'on pense que c'est déjà acquis, c'est normal. Mais ça ne l'est pas. On apprend pas aux enfants à contenir leur colère alors que la scolarité est difficile pour certains et qu'ils ont toutes les raisons de vouloir se déchainer. De plus, dans un monde où le rôle de parent devient de plus en plus obsolète selon différents facteurs (lieu d'habitation, scolarité de l'enfant, fréquentations, accès à Internet...) ça me parait être la chose sur laquelle il faut vraiment se pencher : l'apprentissage de soi.
Sanglot a écrit :
28 juin 2018, 18:32
Je me permets de rebondir sur une phrase que plusieurs personnes ici aiment mettre en exergue : « Ce ne sont pas les armes qui tuent les gens, mais les gens. » Cet argument ne relève rien de pertinent et déroute du débat ; la question n'est pas de savoir qui tue des gens mais avec quelle facilité les gens peuvent commettre des homicides en se procurant des armes aux États-Unis. Dire que de telles atrocités sont inévitables parce qu'elles sont propres à la nature humaine c'est se déresponsabiliser complètement et encourager l'inaction face à ces attaques. En vérité, c'est évitable. En interdisant le port d'armes aux États-Unis — ou même en le régulant — le nombre de fusillades diminuerait drastiquement. Depuis le début de cette année 2018 — donc en moins de six mois — les États-Unis ont connu cent cinquante-deux fusillades de masse. Leur voisin qui interdit le port d'armes, le Canada, en a connu zéro.
Puis pourquoi ne pas contrôler de manière permanente les civils à chaque entrée et sortie de grandes zones avec des détecteurs ? Mettre des caméras partout ? Interdire tout ce qui est potentiellement dangereux ? En France, l'arme à feu est déjà interdite. En France, nous avons moins de tuerie qu'aux Etats-Unis. D'accord. Mais, et pour moi c'est le plus important, on en a encore. Vois-tu, au Bali, pour en avoir fait l'expérience, une certaine population là-bas ne craint pas le vol. Pourquoi ça ? Parce qu'il y a une croyance envers le Karma. Fais quelque chose de mal, ça te retombe dessus. Ils n'ont ainsi pas mis en place des systèmes de sécurité : pas besoin de donner sa carte d'identité, pas besoin de perdre 30 minutes avec de la paperasse. Et les vols ne sont pas nombreux du tout en comparaison de La France où il y a déjà tout un système mis en place. Ce qui m'amène à penser que la solution, ce n'est certainement pas de restreindre la liberté de chacun, car certains arriveront toujours à contourner cela... Mais bien d'accoupler à la fois la justice, pour ceux qui quittent le bon chemin car il y en aura sûrement toujours quelques-un, avec l'éducation psychologique. Ainsi, on s'attaque à la racine du problème : une mauvaise croyance. Celle qui consiste à dire qu'en tuant tout le monde, on a fait justice, on sera apaisé, on aura accompli quelque chose, on aura dit adieu à nos problèmes... Alors que pas du tout. Prendre conscience de ça, je n'appelle pas ça se déresponsabiliser, bien au contraire. J'appelle ça s'attaquer à la racine du problème tout en permettant à l'Homme de réellement évoluer en terme de développement personnel.
Scofield a écrit :
28 juin 2018, 20:06
Quand bien même ce sont les mauvaises personnes qui sont à l'origine du problème, elles parviennent à leur fins AVEC UNE ARME. Alors attendre des personnes déviantes qu'elles se responsabilisent c'est complètement débile, on ne peut pas changer la nature humaine mais on peut supprimer un des moyens d'arriver au drame.
Ce post illustre exactement la mentalité pessimiste que j'essaye de dénoncer plus haut. Si on ne peut pas changer la nature humaine, explique-moi donc l'évolution de notre société depuis Jesus-Christ s'il-te-plait. Vous n'arrêtez sans cesse de vendre vos libertés pour plus de sécurité, elle est là la réalité. Et c'est ça qui n'est pas pertinent : vous avez peur. C'est exactement ce que dénonçait un camarade plus haut avec une certaine maladresse peut-être.
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... Je me contente donc de consumer cette cigarette et, d'un élan unique, vais me coucher pour rêver d'un nouveau soleil.
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Sanglot
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Zero a écrit :
02 juil. 2018, 11:49
Puis pourquoi ne pas contrôler de manière permanente les civils à chaque entrée et sortie de grandes zones avec des détecteurs ? Mettre des caméras partout ? Interdire tout ce qui est potentiellement dangereux ? En France, l'arme à feu est déjà interdite. En France, nous avons moins de tuerie qu'aux Etats-Unis. D'accord. Mais, et pour moi c'est le plus important, on en a encore. Vois-tu, au Bali, pour en avoir fait l'expérience, une certaine population là-bas ne craint pas le vol. Pourquoi ça ? Parce qu'il y a une croyance envers le Karma. Fais quelque chose de mal, ça te retombe dessus. Ils n'ont ainsi pas mis en place des systèmes de sécurité : pas besoin de donner sa carte d'identité, pas besoin de perdre 30 minutes avec de la paperasse. Et les vols ne sont pas nombreux du tout en comparaison de La France où il y a déjà tout un système mis en place. Ce qui m'amène à penser que la solution, ce n'est certainement pas de restreindre la liberté de chacun, car certains arriveront toujours à contourner cela... Mais bien d'accoupler à la fois la justice, pour ceux qui quittent le bon chemin car il y en aura sûrement toujours quelques-un, avec l'éducation psychologique. Ainsi, on s'attaque à la racine du problème : une mauvaise croyance. Celle qui consiste à dire qu'en tuant tout le monde, on a fait justice, on sera apaisé, on aura accompli quelque chose, on aura dit adieu à nos problèmes... Alors que pas du tout. Prendre conscience de ça, je n'appelle pas ça se déresponsabiliser, bien au contraire. J'appelle ça s'attaquer à la racine du problème tout en permettant à l'Homme de réellement évoluer en terme de développement personnel.
Je doute que tu te sois un jour plains de ne pas avoir d'arme à feu. Les termes « restriction de liberté » sont ici grossiers, les armes à feu sont loin de constituer une nécessité pour se défendre lorsque le pays dans lequel on se trouve dispose de forces de l'ordre. Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique garantissant à tout citoyen américain le droit de porter des armes a été appliqué au XVIIIème siècle et concernait donc les armes de cette époque. Ces armes ont évolué et sont devenues beaucoup plus simples à utiliser et beaucoup plus destructrices, et le pays est beaucoup moins dangereux. Vouloir le conserver serait aussi judicieux que d'appliquer le code de la route du XVIIIème siècle à des voitures d'aujourd'hui. C'est facile de parler d'éducation quand on ne réalise pas que les mœurs prennent des décennies à changer. On nous enseigne déjà — aux États-Unis aussi — que le meurtre est un crime et qu'il n'est pas synonyme de justice. La majorité, comme toi et moi, l'assimile mais il reste des déviants. Il s'agit de s'occuper d'un problème imminent qui est présent depuis trop longtemps aux États-Unis. Je comprends ce que tu signifies mais ce n'est pas réaliste, si l'on pouvait changer aussi simplement la mentalité des gens on le ferait. Tu soulignes toi-même qu'il y en aura toujours quelques-uns, et c'est justement ces individus qui sévissent aujourd'hui. Je vais terminer en disant que tu admets que le taux d'homicides en France — et donc dans les pays occidentaux interdisant le port d'armes — est plus faible que celui des États-Unis. C'est une raison suffisante pour interdire le port d'armes. Je ne le répèterai jamais assez : « il y en aura toujours » n'est pas une raison pour ne pas les limiter.

Pour ce qui est de l'exemple de Bali, l'Indonésie à un taux d'homicides pour 100.000 habitants de 8,1 par an, soit huit fois supérieur à celui de la France et deux fois supérieur à celui des États-Unis. Mais tu parles apparemment d'une certaine population : la gestion d'un petit groupe est beaucoup simple que celle d'un de plusieurs dizaines — voire centaines pour les États-Unis — de millions de personnes.
dolce inane
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03 juil. 2018, 20:00

Zero a écrit :
02 juil. 2018, 11:49
Scofield a écrit :
28 juin 2018, 16:57
Zero a écrit :
27 juin 2018, 13:33
A un moment donné, si on tient vraiment à évoluer, il faudra arrêter de restreindre l'évolution de certaines choses pour essayer plutôt de restreindre certains côtés de la nature humaine.
C’est vraiment n’importe quoi mais je vais répondre simplement:
Pourquoi être pour ?
Pourquoi vouloir donner le droit de posséder un objet pouvant arracher la vie à un être humain ?
L'alcool tue, on en autorise pourtant la consommation. Il en va de même pour des produits portant des risques pour la santé humaine, je ne vais pas t'en faire une liste ce serait un exercice fastidieux. Derrière chacune de ces autorisations, il y a des pour et des contre. C'est là que se situe la subtilité de la nature humaine et de la société : on peut tout dire et son contraire. Mais passons, là n'est pas la question.

Certains tiennent à obtenir des armes non pour tuer, ni même pour se défendre, mais pour l'exercice de tir. Je trouve ça dommage de les priver de ça, moi-même étant un amateur dans le milieu, parce que des abrutis existent dans ce monde. Il est clair que même en mettant en place un système d'analyse des détenteurs d'armes à feu ou des acheteurs, cela ne suffira pas : un chasseur actuel, rien ne l'empêche plus tard d'utiliser son arme pour tuer quelqu'un. Pourtant, psychologiquement, il passe à n'importe quel test.
Sanglot a écrit :
28 juin 2018, 18:32
Je me permets de rebondir sur une phrase que plusieurs personnes ici aiment mettre en exergue : « Ce ne sont pas les armes qui tuent les gens, mais les gens. » Cet argument ne relève rien de pertinent et déroute du débat ; la question n'est pas de savoir qui tue des gens mais avec quelle facilité les gens peuvent commettre des homicides en se procurant des armes aux États-Unis. Dire que de telles atrocités sont inévitables parce qu'elles sont propres à la nature humaine c'est se déresponsabiliser complètement et encourager l'inaction face à ces attaques. En vérité, c'est évitable. En interdisant le port d'armes aux États-Unis — ou même en le régulant — le nombre de fusillades diminuerait drastiquement. Depuis le début de cette année 2018 — donc en moins de six mois — les États-Unis ont connu cent cinquante-deux fusillades de masse. Leur voisin qui interdit le port d'armes, le Canada, en a connu zéro.
Puis pourquoi ne pas contrôler de manière permanente les civils à chaque entrée et sortie de grandes zones avec des détecteurs ? Mettre des caméras partout ? Interdire tout ce qui est potentiellement dangereux ? En France, l'arme à feu est déjà interdite. En France, nous avons moins de tuerie qu'aux Etats-Unis. D'accord. Mais, et pour moi c'est le plus important, on en a encore. Vois-tu, au Bali, pour en avoir fait l'expérience, une certaine population là-bas ne craint pas le vol. Pourquoi ça ? Parce qu'il y a une croyance envers le Karma. Fais quelque chose de mal, ça te retombe dessus. Ils n'ont ainsi pas mis en place des systèmes de sécurité : pas besoin de donner sa carte d'identité, pas besoin de perdre 30 minutes avec de la paperasse. Et les vols ne sont pas nombreux du tout en comparaison de La France où il y a déjà tout un système mis en place. Ce qui m'amène à penser que la solution, ce n'est certainement pas de restreindre la liberté de chacun, car certains arriveront toujours à contourner cela... Mais bien d'accoupler à la fois la justice, pour ceux qui quittent le bon chemin car il y en aura sûrement toujours quelques-un, avec l'éducation psychologique. Ainsi, on s'attaque à la racine du problème : une mauvaise croyance. Celle qui consiste à dire qu'en tuant tout le monde, on a fait justice, on sera apaisé, on aura accompli quelque chose, on aura dit adieu à nos problèmes... Alors que pas du tout. Prendre conscience de ça, je n'appelle pas ça se déresponsabiliser, bien au contraire. J'appelle ça s'attaquer à la racine du problème tout en permettant à l'Homme de réellement évoluer en terme de développement personnel.
Scofield a écrit :
28 juin 2018, 20:06
Quand bien même ce sont les mauvaises personnes qui sont à l'origine du problème, elles parviennent à leur fins AVEC UNE ARME. Alors attendre des personnes déviantes qu'elles se responsabilisent c'est complètement débile, on ne peut pas changer la nature humaine mais on peut supprimer un des moyens d'arriver au drame.
Ce post illustre exactement la mentalité pessimiste que j'essaye de dénoncer plus haut. Si on ne peut pas changer la nature humaine, explique-moi donc l'évolution de notre société depuis Jesus-Christ s'il-te-plait. Vous n'arrêtez sans cesse de vendre vos libertés pour plus de sécurité, elle est là la réalité. Et c'est ça qui n'est pas pertinent : vous avez peur. C'est exactement ce que dénonçait un camarade plus haut avec une certaine maladresse peut-être.
Effectivement, la société se contredit : L'achat de cigarettes et les préventions contre le tabac. Le juste milieu est de savoir consommer avec modération, donc avec une arme on a le même problème : Certaines personnes forcent la gâchette sans raison valable. Il y a des exceptions pour les gens qui dirigent des commerces, cités plus haut, car derrière le comptoir on ne possède rien pour se protéger. Il ne faut pas juger l'arme mais la personne qui l'utilise. De plus, on parle de fusillades de masse, effectivement, le Canada en a connu zéro, mais nous avons quand même connu PLUSIEURS meurtres et quelques attentats terroristes en ce 2018, même s'ils ne sont pas très médiatisés. Selon moi, un policier sans arme n'est pas un policier, il y a des cas rares. Un policier doit savoir utiliser son fusil avec précaution face aux nombreuses circonstances et problèmes liés à son métier.

Même avec les lois régies, les gens trouveront des moyens de se procurer des armes sur le marché noir. Le deep web fournit EN CE MOMENT MÊME des armes achetés en bitcoin sans même que l'on s'en aperçoive et tout ça avec le support du navigateur Web, Onion. ;( C'est triste, mais c'est comme ça. Il y aura toujours des gens pour déjouer le système. :|
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Zero
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17 août 2018, 08:26

Sanglot a écrit :
02 juil. 2018, 12:40
Zero a écrit :
02 juil. 2018, 11:49
Puis pourquoi ne pas contrôler de manière permanente les civils à chaque entrée et sortie de grandes zones avec des détecteurs ? Mettre des caméras partout ? Interdire tout ce qui est potentiellement dangereux ? En France, l'arme à feu est déjà interdite. En France, nous avons moins de tuerie qu'aux Etats-Unis. D'accord. Mais, et pour moi c'est le plus important, on en a encore. Vois-tu, au Bali, pour en avoir fait l'expérience, une certaine population là-bas ne craint pas le vol. Pourquoi ça ? Parce qu'il y a une croyance envers le Karma. Fais quelque chose de mal, ça te retombe dessus. Ils n'ont ainsi pas mis en place des systèmes de sécurité : pas besoin de donner sa carte d'identité, pas besoin de perdre 30 minutes avec de la paperasse. Et les vols ne sont pas nombreux du tout en comparaison de La France où il y a déjà tout un système mis en place. Ce qui m'amène à penser que la solution, ce n'est certainement pas de restreindre la liberté de chacun, car certains arriveront toujours à contourner cela... Mais bien d'accoupler à la fois la justice, pour ceux qui quittent le bon chemin car il y en aura sûrement toujours quelques-un, avec l'éducation psychologique. Ainsi, on s'attaque à la racine du problème : une mauvaise croyance. Celle qui consiste à dire qu'en tuant tout le monde, on a fait justice, on sera apaisé, on aura accompli quelque chose, on aura dit adieu à nos problèmes... Alors que pas du tout. Prendre conscience de ça, je n'appelle pas ça se déresponsabiliser, bien au contraire. J'appelle ça s'attaquer à la racine du problème tout en permettant à l'Homme de réellement évoluer en terme de développement personnel.
Je doute que tu te sois un jour plains de ne pas avoir d'arme à feu. Les termes « restriction de liberté » sont ici grossiers, les armes à feu sont loin de constituer une nécessité pour se défendre lorsque le pays dans lequel on se trouve dispose de forces de l'ordre. Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique garantissant à tout citoyen américain le droit de porter des armes a été appliqué au XVIIIème siècle et concernait donc les armes de cette époque. Ces armes ont évolué et sont devenues beaucoup plus simples à utiliser et beaucoup plus destructrices, et le pays est beaucoup moins dangereux. Vouloir le conserver serait aussi judicieux que d'appliquer le code de la route du XVIIIème siècle à des voitures d'aujourd'hui. C'est facile de parler d'éducation quand on ne réalise pas que les mœurs prennent des décennies à changer. On nous enseigne déjà — aux États-Unis aussi — que le meurtre est un crime et qu'il n'est pas synonyme de justice. La majorité, comme toi et moi, l'assimile mais il reste des déviants. Il s'agit de s'occuper d'un problème imminent qui est présent depuis trop longtemps aux États-Unis. Je comprends ce que tu signifies mais ce n'est pas réaliste, si l'on pouvait changer aussi simplement la mentalité des gens on le ferait. Tu soulignes toi-même qu'il y en aura toujours quelques-uns, et c'est justement ces individus qui sévissent aujourd'hui. Je vais terminer en disant que tu admets que le taux d'homicides en France — et donc dans les pays occidentaux interdisant le port d'armes — est plus faible que celui des États-Unis. C'est une raison suffisante pour interdire le port d'armes. Je ne le répèterai jamais assez : « il y en aura toujours » n'est pas une raison pour ne pas les limiter.

Pour ce qui est de l'exemple de Bali, l'Indonésie à un taux d'homicides pour 100.000 habitants de 8,1 par an, soit huit fois supérieur à celui de la France et deux fois supérieur à celui des États-Unis. Mais tu parles apparemment d'une certaine population : la gestion d'un petit groupe est beaucoup simple que celle d'un de plusieurs dizaines — voire centaines pour les États-Unis — de millions de personnes.
Tu parles des forces de l'ordre, permets-moi de te préciser que j'en fais partie. J'ai déjà été amené à ne pas avoir mon arme de service à cause d'un incident interne. J'en ai rendu compte à ma hiérarchie puisque, désarmé, il était hors de question que je sois en uniforme et de service externe. On peut ainsi dire que je me suis déjà plains de ne pas avoir d'arme à feu...

Parenthèse faite, je ne vois pas en quoi une liberté peut être effacée à partir du moment où elle n'est pas nécessaire. Je réitère mais rendre les armes illégales, ou les laisser ainsi, n'est qu'une mesure disproportionnée : on perd davantage qu'on y gagne. Et ce ne sont certainement pas des statistiques toutes pétées, et là encore je sais de quoi je parle, qui vont justifier la perte d'une liberté : celle de pouvoir se défendre. Il y a les forces de l'ordre, il est vrai, mais penses-tu qu'avec mes 30 minutes de délai d'intervention je puisse faire quelque chose dans l'immédiat ? Non. La proie n'a plus qu'à se débrouiller. Elle est là ta vérité : votre sécurité, elle n'existe que de manière imparfaite. Et en plus d'être imparfaite, tu vas légitimer le fait que ta vie dépende d'autrui. Si ça te convient ainsi, soit, moi ça me déplait. Je n'accorde ni ma confiance ni ma sécurité aux autres.

En fait, je ne pense pas qu'il y ait un camp qui ait réellement raison. Je pense être bien placé pour savoir combien les armes à feu font peur. Étant moi-même une cible de choix pour certains tarés, ça deviendrait compliqué si n'importe quel arriéré pouvait s'armer. Mais bien au contraire, je trouve que moralement, au vue du système judiciaire actuel que je me passerais de commenter, et bien d'autres choses, être armé et vouloir s'armer me parait tout à fait normal. Et c'est encore plus justifié si toi-même tu penses qu'on ne peut pas ancrer dans cette société une éducation solide pouvant mener à une paix quasi utopique.
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Sanglot
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08 sept. 2018, 20:04

Nokia a écrit :
08 sept. 2018, 14:45
en réponse au post précédent de Zero
(POST SUPPRIMÉ)
Je rejoins ton avis. Avec ce qui se passe aux États-Unis, je pense personnellement que la NRA devrait mettre quelques règles strictes par rapport aux armes à feu. Un policier sans arme ce n'est pas un policier. Comme disait Zero, une liberté peut être effacée, un policier ne peut pas exprimer son devoir de policier s'il n'a pas d'armes sur lui. Dans la même optique, il n'y a pas tant de problèmes puisqu'ils savent tirer du pistolet et dégainer leur fusil. D'ailleurs croire au karma n'aide pas à diminuer le crime, il faut absolument introduire des règles et AGIR tout de suite. Le gouvernement américain applique des règles mais n'agit pas, il préfère encaisser l'argent. Triste réalité des pays.

Puisque Sanglot insiste, le karma est une façon de pensée, mais est-ce réellement la bonne? Se dire que tout va bien dans son pays grâce au karma tandis que des gens se vont voler? Je ne pense pas que ce soit une belle manière de voir les choses. De plus, il n'y a pas d'entre milieu, les armes font peur à tout le monde. Il se passe tellement de crimes ces temps-ci que c'est là que la manie de se défendre. Étrangement, certains pays aux États-Unis arrivent à se contrôler sans arme. Voyez donc que ce n'est pas l'arme qui tue mais la personne qui l'utilise.

Les gouvernements mentent, ils peuvent très bien faire des publicités contre le tabagisme et l'alcool pour ensuite accentuer les ventes de drogues considérées légales qui tuent les acheteurs. Notre société est bernée par des tas de mensonges donc le port d'armes n'a pas tant de sens lorsqu'on réfléchit un instant. Récemment, je n'ai vu aucune action de la part de la NRA pour les armes et ça ne m'étonne pas.
Je ne tiens plus à continuer ce débat stérile, en revanche je me permettrai de souligner que je n'ai pas une seule fois parlé de karma, n'y croyant même pas. Je pense que tu fais plutôt référence à ce que Zero a dit mais que tu étais tellement focalisé sur le fait de me contredire juste pour le plaisir que tu ne t'es pas rendu compte au cours de ta lecture que quelque chose clochait dans ce que tu pensais être mon raisonnement. Ce genre d'attitude n'a pas sa place ici et surtout pas dans cette section donc je te demanderai d'arrêter de poster si c'est la seule chose qui te motive. J'aimerais aussi t'inviter à cesser de citer la conversation entière à chacune de tes interventions vaseuses et mal construites — si intervention il y a — et à plutôt sélectionner les passages auxquels tu réponds (compliqué quand on répond à côté de la plaque, c'est vrai).
dolce inane
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18 sept. 2018, 19:07

Je pense personnellement que les États-Unis, avec le Deuxième Amendement de leur Constitution, est l'exemple parfait de l'expression « Autre pays, autres mœurs ». Si le port d'armes pour chaque citoyen américain est pour nous, Français, un droit qui pourrait nous choquer, il ne faut pas oublier que la culture nord-américaine est bien différente de la nôtre. Nous parlons ici d'un peuple qui a une peur constante, et ce depuis 1776, qu'une milice se forme pour prendre le pouvoir, à la manière d'un putsch, ou en tout cas d'une atteinte grave à leur démocratie. En France nous n'avons pas cela, et je pense que le fait que nous soyons un seul et même peuple joue beaucoup dans cette impression de sûreté, contrairement aux Américains qui, eux, ont 50 États et 50 peuples bien distincts, malgré leur apparente unité. Si le Second Amendement existe, c'est avant tout pour cette raison. Si tout le monde possède une arme, une milice n'est pas justifiée et le risque est écarté.

Cela soulève la question morale ou éthique de ce port d'armes, en effet, puisque notre point de vue est différent du leur. Nous sommes témoins de chaque attaque par arme à feu commise par des personnes fragiles psychologiquement, soit au sein d'une famille, soit entre gangs, soit dans des établissements scolaires. En étant témoin de cela, nous pourrions être en droit de nous dire que le port d'arme doit être aboli, car dans le fond elle n'apporte pas davantage de sécurité aux citoyens américains par rapport à ce que nous vivons nous, en France. Or, il ne faut pas oublier que même en France et partout en Europe, les homicides existent. Partout dans le monde des gens tombent sous les coups ou les balles d'autres gens, plus ou moins fragiles psychologiquement - tout comme ces Américains qui vont massacrer d'autres personnes. Je ne pense pas, moi, qu'il faudrait interdire ce port d'arme - car après tout, il s'agit là d'une culture que nous ne pouvons pas comprendre en tant que simples Français, puisque nous n'avons jamais été exposés à leurs craintes et à leur situation. Nous sommes belliqueux, nous sommes des révolutionnaires dans l'âme (Coucou Louis XVI), c'est vrai, mais nous ne ressentons pas le besoin urgent de nous armer pour nous protéger d'une catastrophe politique. Et d'ailleurs, avec tous les attentats que le monde occidental connaît depuis maintenant près de vingt ans, c'est intéressant de noter un changement drastique de mentalité, même en France. Autrefois nous blâmions les États-Unis qui s'armaient pour se protéger, mais aujourd'hui de plus en plus de gens en Europe souhaitent faire de même, au cas où ils se retrouveraient devant un potentiel terroriste.

Il faudrait davantage faire attention au profil psychologique et au casier judiciaire de la personne qui réclame son arme, plutôt que de distribuer des armes sans vérification aucune. C'est ce que nous faisons en France, pour garder le même exemple ; des armureries existent, des ports d'arme existent, mais si votre casier judiciaire est rempli ou s'il est indiqué que votre profil psychologique n'est pas parfaitement stable, vous n'avez pas le droit de posséder une arme. Et même si vous en avez une, cela reste très réglementé. Mais encore une fois, il s'agit là d'un autre pays, et donc d'autres mœurs. L'interdiction non, car de toutes manières aux États-Unis ce Deuxième Amendement est tellement ancré dans la culture locale que personne n'arrivera à le supprimer, pas même le plus habile des Présidents - Barack Obama, le 44e Président des États-Unis, avait essayé de le faire, mais le peuple américain avait refusé catégoriquement et son successeur Donald Trump est un fanatique des armes. Cependant il faudrait veiller à ce que les armes soient distribuées plus difficilement, en quantité moindre, et surtout aux bonnes personnes.
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