Recueil de pensées éphémères

Tout ce qui ne cadre pas avec le reste est ici, viens fouiller !
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Nobody
Blabla
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15 avr. 2018, 19:27

Bienvenue dans ce recueil

En vous rendant sur ce sujet, vous aurez l'occasion de lire et d'écrire des histoires, poèmes, nouvelles, etc.

Règles d'or
Pas de thèmes, ni de titres imposés.
Le flood et les insultes ne seront point tolérés.
Argumentez votre opinion si vous commentez.
Une limite de 5000 caractères pour les écrits personnels.

N'ayez pas peur de poster ici vos histoires nées d'un rien, d'une étincelle. Transcrivez-les par écrit, inspirez les autres et récoltez des critiques, dans le but de s'améliorer.
Si l'inspiration n'est pas, vous pouvez également nous faire part d'un poème célèbre que vous avez aimé en citant l'auteur et expliquant pourquoi celui-ci vous touche.

Je n'ai pas grand chose à dire de plus, si ce n'est merci. Merci de remplir ce recueil, de le rendre beau et bien épais.

Que vos plumes nous régalent.
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Roawr
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16 avr. 2018, 14:08

𝐀𝐩𝐫è𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐭, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐯𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧.

Le clapotis de la pluie contre le goudron résonne entre les ruelles. Des torrents s'échappent des gouttières. Une ombre jaillit d'un croisement. C'est une femme aux cheveux en bataille, des gouttes de pluie perlent sur sa chevelure, semblable à une plante aux mille et une tiges recouvertes de la rosée du matin. Elle est vêtue d'un pull en coton trop court pour elle, un petit ventre s'en échappe. Ses bottines claquent contre le sol tandis qu'elle presse le pas, levant le regard, les yeux protégés mais la vision floue grâce à ses lunettes. Le ciel est gris, triste, les nuages n'ont plus leur couleur de laine, ils sont devenus foncés et terrifiants. Mais sur les lèvres de la fille, aussi étonnant soit-il, se dessine un sourire. Un sourire qui semble pourtant cacher bien des choses, mais un sourire qui, contradictoirement ou non, semble vouloir dire "après tout, tout va bien."
La femme déboule sur une place où défilent d'autres personnes, toutes pressées. Certaines ont un parapluie, d'autres se protègent tant bien que mal avec leurs bras, leur affaires. Mais toutes craignent cette eau qui ruisselle depuis les cieux. Toutes, sauf la fille. La place commence à se bonder, tout n'est qu'ombre qui se bousculent, se dépêchent, paniquent, esquissent une moue blasée. La fille tente d'arriver jusqu'au tramway qui trône au fond de la place. Les portes de ce dernier s'apprêtent à se fermer, mais quelques silhouettes parviennent à se glisser entre elles. Un bras s'interposa entre les deux vitres d'une porte qui était tout juste sur le point de se fermer. Cette dernière fait machine-arrière et s'ouvre complètement. Le bras se dégage, c'est celui de la femme. Elle pénètre en trombe dans le tramway, longe les places puis finit par s'asseoir sur un siège libre. Une voix robotique s'élève au-dessus de celles de toutes les personnes présentes dans le véhicule. Celui-ci démarre, le paysage défile derrière les vitres. La pluie semble toquer contre le verre de celles-ci.
Quelque chose vibra dans la poche de la fille. Elle la fouilla, puis en sortit un cellulaire. Un notification apparut sur l'écran.
Quelques mots. Ou plutôt, une phrase:
"Désolé pour ce que tu as apprit. Après ça, je préfère qu'on arrête tout."
La fille ré-éteignit l'écran, rangea le téléphone à sa place, puis laissa son corps glisser contre la vitre. Ses paupières se fermèrent.
Une nouvelle fois, un sourire se dessina sur ses lèvres, le même que plus tôt.
Mais cette fois, il fut accompagné d'une goutte d'eau qui ne s'échappa non pas du ciel mais d'une des paupières de la fille.
"Après tout, tout va bien."

roawr
Modifié en dernier par Roawr le 17 avr. 2018, 13:07, modifié 4 fois.
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Koha
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16 avr. 2018, 19:10

Je partage avec vous un texte que j'ai écrit il y a plusieurs mois, voir même un an. Malgré tout le temps passé depuis l'écriture de celui-ci, je réalise que ça compte énormément pour moi.
Puis il y a des jours où je songe encore à toi ou à nous. Du moins, à ce que nous étions autrefois. C'est vraiment pénible d'avouer que je voudrais revenir dans le passé pour te retrouver. Récupérer nos sentiments, ces secrets que nous avons partagés ensemble, nos fragments de souvenirs, mais surtout ces moments où tu réussissais à me faire planer. J'ai toujours voulu que tu me redonnes ce feeling que tu m'offrais, ce sourire niais que tu faisais naître sur mon visage et ces ailes que tu me donnais. Je veux retrouver ce coup de pouce que tu m'offrais auparavant et ce courage que tu me donnais pour continuer à vivre. Cependant, je n'ai que conservé cette peine que tu m'as finalement laissée avant de t'enfuir. Maintenant, je suis là à chuter de très haut. Vachement très haut. Je pensais mourir en trébuchant de cette hauteur, puisque j'allais tomber au plus bas, mais je me suis fait rattrapée en plein abandon, par un miracle. Ce que tu n'as jamais pu faire après tout ce temps perdu. J'étais prête à tout pour toi, prête à perdre tout ce que j'avais, prête à mourir pour toi et dans tout ça, j'ai été la seule à ressentir ces sentiments. Au final, je n'ai été qu'un objet pour remplacer celle que tu aimais tendrement avant mon arrivée. J'ai encore mal, j'ai tellement été stupide de me laisser briser le coeur par une personne qui négligeait mes émotions. Tenter l'impossible me semblait facile, aimer ressemblait à tout ce qui était le plus normal, mais désormais, l'impossible sonne comme l'oubli. Je dois t'oublier définitivement et tenter de faire disparaître les moindres traces de ton passage. Tu étais devenu une partie de moi puis un impact majeur de ce que voulait devenir pour l'avenir. Maintenant tu n'es que le néant de mon amour perdu, de ce que je ressentais réellement, pour la première fois de mon existence. Tu étais tout ce qui me restait, alors qu'à présent, il ne reste que des morceaux de ce que tu as massacré.
moonlight is the proof that there will always be light in darkness
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Mephiles
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19 avr. 2018, 21:20

Les départs sont des moments particuliers. Ils provoquent beaucoup de sentiments: la joie, l'appréhension, la tristesse. Les larmes et les mots, accablés d'une sorte de deuil coulent. La nostalgie s'immisce parmi ce chaos émotionnel, des souvenirs, des odeurs, des rires s'ajoutent. Il n'y a plus rien, plus que du vide, des regrets, des souvenirs. Tout cela s'évapore, s'évapore si vite...
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Kirua
Blabla
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22 avr. 2018, 02:41

âme sœur \ɑm sœʁ\ destin \dɛs.tɛ̃\
JE SUIS UNE MENTEUSE. Elle attend encore que tu reviennes. Votre rencontre est ancrée dans sa tête et se répète en boucle la nuit. Elle ment quand elle dit qu'elle a bien dormi et que tu n'as pas effleuré son esprit. Elle ment quand elle dit qu'elle peut encore écouter cette musique, passer par ce chemin, sentir ce parfum sans penser à toi. Il n'est pas toi, il ne pourra jamais te remplacer. Elle n'a rien à lui donner, tu as tout pris. Elle ne l'aime pas. JE T'AIME TOI. Elle ment quand elle dit qu'elle est heureuse avec lui. Ton âme est si cruelle, elle aime pour de vrai, intensément mais pas assez longtemps. Son âme, elle, aimera la tienne pour toujours, c'est une certitude. Elle ment quand elle sourit à l'entente de ton prénom. LE TEMPS PARAÎT SI LONG SANS TOI.. Elle ment quand elle dit qu'elle va juste se balader sans savoir où aller. Elle sait précisément qu'elle va se rendre à cet endroit où vous aviez parlé de votre futur, vos yeux remplis d'étoiles, plus qu'il n'y en avait dans le ciel cette nuit là. Tu étais le premier à toucher son âme et tu seras le dernier. Du futur, elle en avait peur. Reine de l'indécision, elle était sûre d'une chose. De toi, son Roi. JE MISE TOUT SUR TOI PLATON.
𝔭𝔩𝔞𝔱𝔬 𝔱𝔬𝔩𝔡 𝔲𝔰
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Blanc
Blabla
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25 avr. 2018, 04:10

Si seulement ils pouvaient me comprendre,
Si seulement ils pouvaient mieux m'écouter,
Si seulement ils pouvaient essayer,
Si seulement ils pouvaient m'aider,
Si seulement ils pouvaient m'écouter sans dire un mot.

Si seulement ils pouvaient arrêter de juger,
Si seulement ils pouvaient comprendre chaque partie de l'histoire,
Si seulement ils pouvaient ressentir mes sentiments,
Si seulement ils pouvaient entendre ce que mon cœur veut leur dire.

Si seulement ils pouvaient, mais c'est stupide d'espérer car ils ne peuvent tout simplement pas.

Ils ne savent pas ce que c'est,
Ils ne savent pas comment on se sent,
Ils ne savent pas que ça blesse,
Quand on est seul.
(Je veux juste dire que c'est traduit de l'anglais donc ça sonne un peu moins mieux, mais c'est de moi.)
招き猫 ; まねきねこ ; maneki-neko.
THE LEGEND OF THE JAPANESE FORTUNE CAT

There once was a very poor monk living in a small temple. His only company was his cat named Tama, that he kept feeding even though he had no money. One day, a noble man was caught in the rain as he returned from the hunt. He took refuge under a tree that was near the temple.
After a while, he noticed a cat sitting in the temple's entrance, looking at the man as if it was beckoning for him to enter. Surprised, the noble walked towards the cat. Right after he left his refuge, the man could see that the tree he was under seconds ago had been struck by lightning.
As a tribute to the cat that saved his life, the noble began funding the temple, for it to soon become prosperous again.


Source: muza-chan.net
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Mephiles
Blabla
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25 avr. 2018, 23:47

Sur le moment tout va bien,
Chacun profite, les rires vont bon train;
On ne se doute de rien.
Chaque questionnement est vain.

Quand finissent l'allégresse, la bonne humeur,
Le retour à la réalité est difficile.
La joie se transforme en une lourde torpeur,
Le bonheur, fébrile, vacille.

Le vide se fait ressentir.
Pas de baiser, pas d'échanges, pas de caresse.
On est perdu, on se projette dans un inconfortable avenir,
Juste à l'affût d'amour et de tendresse.
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None
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02 mai 2018, 21:47

𝓪𝓭𝓲𝓮𝓾

Cette nuit-là, tu m'as attiré dans tes bras
C'est à partir de ce moment que tout sombra
Dire que tu m'aimais depuis de nombreux mois
J'y ai bien cru et je ne pensais plus qu'à toi

Le jour est arrivé laissant la nuit derrière
Je m'en souviens si bien comme si c'était hier
Soudain plus rien, seulement un long silence
Il voulait déjà tout dire quand j'y repense

Huit mois sont passés et te voilà revenu
Entre temps tant de choses étaient survenues
Il suffit d'un jour, d'une soirée, d'une seconde
Un instant, un regard pour que je succombe

Je n'arrivais pas à me méfier du danger
Mais malheureusement tu n'avais point changé
Pourtant j'ai essayé, j'ai presque tout tenté
Si bien que tu as réussi à me hanter
Kiss me once
Kiss me twice
C'mon pretty baby, kiss me deadly
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Hakuo
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10 mai 2018, 00:03

Lettre d'amour :

L'amour est un sujet banal et ennuyeux. Il s'effiloche, s'épuise en drame inutile, passion éclatante, colère déroutante. Il est de mauvais goût et ne convient qu'à des romans nauséeux délaissés dans le coin d'une étagère, tâchés d'une auréole laissée par une tasse de café. Je ne le comprends pas. Des sentiments aussi fort ne peuvent convenir qu'à de la fiction. L'amant qui sacrifie tout pour l'être aimé ne peut-être qu'une légende, ou une bêtise inspirée par une énième tragédie Shakespearienne. L'amoureux et son désir impatient de te conter dans les moindres détails une romance sordide qui ne te concerne pas. L'ennuie qui te noie devant la banalité de son histoire...la banalité d'un texte qui se plaint de l'amour... Tous les sentiments, surtout lorsqu'ils se révèlent dans une tempête, une nuit d'orange ;ou tout autre lieu propice à donné une tonalité lyrique à cet écrit; ont une puissance si irréelle mais sont pourtant si communs à tous qu'on s'en lasse vite. Celui qui est laissé sur le ponton de l'amour, en plus de trouver cette mer et ces navigateurs bien étranges, commence à se demander la finalité de cette expérience maritime. "Craignent-ils autant la solitude ?" "Est-ce si bien ? Si confortable que ça ?" "Pourquoi suis-je laissée de côté ?". L’amertume jalousie s'installe au fond des cœurs isolés, mêlé à l'incompréhension. Une romance, une Antigone qui crie "Non.", une Juliette qui meurt. Très peu pour moi.

Un fantôme féroce me rongeait de l'intérieur, avec toute la patience d'un artisan consciencieux. Et tout en dédaignant l'amour je cherchais ironiquement celui à qui le présenter, une personne pour me soulager. Avec toute la naïveté des ingénus, j'estimais qu'il était possible de confier ce poids mort à la première âme charitable. Ce n'est pas l'amour que je recherche. C'est un dieu qui déplace la montagne de mes angoisses. L'hypocrisie est une merveilleuse drogue. Heureusement qu'elle rend aveugle, sourde et muette, il est plus facile d'en abuser ainsi. Ce soir à 01:00, glisse des lèvres de l'ingénue les premières paroles adressée à un homme banal et ordinaire. C'est-à-dire que rencontrer une nouvelle personne, qui brille d'un éclat extraordinairement intéressant dans les yeux de l'autre, est toujours excitant. Je voulais mordre là où tu pouvais souffrir, titiller là où tu rigolais, hurler si tu écoutais. Ce sourire étrange persistait sur mon visage, tandis qu'avec les yeux à demis-clos je répondais à ton message de 6h et faisait mine de partir désintéressée à 23h. Mon innocence ne me laissait percevoir que le caractère agréable de ces instants. Comme par inadvertance, je suis tombée amoureuse. J'ai eu le privilège de goûter à cette passion écrasante, brûlante et impatiente. J'ai brandi mon épée et me suis défendue de tout les maux pour garder le terrible secret de mon amour au fond de mon cœur. Qui peut-on regarder dans les yeux en clamant haut et fort "J'aime par internet"?. Pas moi.

Depuis que l'amour qui s'effiloche et s'épuise m'a prise en otage, j'ai pris connaissance du lot désastreux et pourtant ô combien délicieux de l'amant qu'on a privé de tout contrôle sur ses sentiments. Qu'il est bon de se laisser glisser. Ce passage troublant n'est qu'une esquisse fragile de l'amour et il ne dure jamais très longtemps. Tu es d'une sensibilité touchante, une intelligence étonnante, et une sincérité bouleversante... "Pourquoi est-ce que tu m'aimes ?"Si tu souhaites une vraie réponse ce n'est pas moi qui te la fournirais. A moins que ce ne soit encore mon ego défaillant et carencé qui ose prendre la parole, au delà des mes attentes et désirs insaisissables : J'accepte chaque parcelle de ton esprit, de ta peau de toi pour une simple raison. Dans ton ensemble tu me bouleverses et je veux que cet humain là soit heureux.
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«J'ai simplement aperçu que même ceux qui étaient meilleurs que d'autres ne pouvaient s'empêcher aujourd'hui de tuer ou de laisser tuer parce que c'était dans la logique où ils vivaient et que nous ne pouvions pas faire un geste en ce monde sans risquer de faire mourir. »
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Alex
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Enregistré le : 09 mai 2018, 19:20

11 mai 2018, 19:37

Tout doucement, ses yeux s'ouvrent, son corps se cambre, ses mains se posent sur le sol froid pour se relever. Elle s'assied en tailleurs, se met a regarder l'herbe brillante de rosée, les arbres qui l'entourent, le ciel bleu et le soleil brulant, avant d'observer ses sensations. Son corps trempé, ses cheveux sales, son dos douloureux, ses jambes engourdies, les marques de la terre et de l'herbe sur sa peau. Ses mains viennent se poser sur son cœur comme de peur qu'il fuie hors de sa cage thoracique. Une émotion principale : l'euphorie. La joie indescriptible d'être en vie, que tout autour d'elle soit en vie. Le bonheur de ressentir tant de choses, de pouvoir voir, sentir, gouter, encore un fois. Tous ses réveils étaient les mêmes. Elle savait qu'elle pouvait mourir a n'importe quel moment, alors elle avait apprit a vivre et a aimer chaque chose, chaque sensation, et, dans cette vie où elle risquait chaque seconde sa vie, où elle ne savait ni où elle allait dormir, ni si elle pourrait manger, elle était plus heureuse que n'importe qui.
Vis de toutes tes forces
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