Citations de livres

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Blabla
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𝑳𝒆𝒔 𝑴𝒊𝒄𝒓𝒐-𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒔, 𝐁𝐞𝐫𝐧𝐚𝐫𝐝 𝐖𝐄𝐑𝐁𝐄𝐑 (2013)
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_____𝟒𝟏. 𝐄𝐧𝐜𝐲𝐜𝐥𝐨𝐩é𝐝𝐢𝐞 : 𝐥𝐞𝐬 𝐥é𝐦𝐮𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬
Parmi les premiers habitants de la Terre, bien avant les singes, vivaient les lémuriens.
Les lémuriens sont des primates, ils ont des mains à cinq doigts, des pieds à cinq orteils, un pouce opposable, des ongles, une vision faciale.
Ils ont été baptisés lémuriens car ils sont si timides et rapides que les Romains leur ont donné le nom de 𝒍𝒆𝒎𝒖𝒓𝒆𝒔, qui signifie en latin « fantômes ».
Jadis ils peuplaient tous les continents, mais ils ont subi la concurrence d'autres primates : les singes. Moins carnivores, moins agressifs et moins rapides qu'eux, les lémuriens ont progressivement perdu du terrain (même si certains spécimens étaient de grande taille, notamment le 𝑷𝒂𝒍𝒂𝒆𝒐𝒑𝒓𝒐𝒑𝒊𝒕𝒉𝒆𝒄𝒖𝒔 qui avait la taille d'un paresseux).
Il semble que seuls les plus petits des lémuriens aient survécu. Certains mesurent 5 centimètres de la tête aux pieds. Leur discrétion, leurs nids bien cachés et leur relative rapidité leur ont permis de survivre de justesse, alors que les grands lémuriens disparaissaient.
Actuellement devant l'invasion des singes, les lémuriens ont été peu à peu chassés de tous les continents et de tous les habitats. Cette espèce devenue obsolète aurait dû disparaître, mais certains spécimens ont pris l'initiative de monter sur des branches flottantes. Ces radeaux naturels ont dérivé jusqu'aux îles voisines, et tout particulièrement Madagascar, au large de la côte est de l'Afrique. L'île, par chance, était exempte de toute présence des singes. Là, les lémuriens ont pu vivre tranquilles et se reproduire.
Cependant, il y a deux mille ans, un autre primate, l'homme, débarquait sur l'île de Madagascar.
Il est probable que si les lémuriens ont su trouver une solution à l'invasion des singes par la fuite sur des radeaux, en revanche, aucune échappatoire devant l'invasion humaine ne leur sera laissée. Pour l'instant ils se contentent de se faire toujours plus discrets pour consommer moins et ne pas être chassés. Ils se déplacent, au fur et à mesure que leurs forêts sont détruites.
On a répertorié actuellement 35 espèces de lémuriens, mais on pense qu'il en existait plus d'une centaine avant l'arrivée de l'homme. Une dizaine parmi ces 35 espèces survivantes sont considérées comme étant en voie de disparition.
Dans un futur pas si lointain, on peut imaginer que les lémuriens seront irrémédiablement condamnés à ne survivre que dans les zoos humains, en tant qu'attraction. Car là est peut-être leur dernière clef de survie : ils sont... mignons. Et « être mignon » peut se révéler la dernière chance d'une espèce pour survivre.

𝑬𝒏𝒄𝒚𝒄𝒍𝒐𝒑é'𝒅𝒊𝒆 𝒅𝒖 𝑺𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝑹𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒇 𝒆𝒕 𝑨𝒃𝒔𝒐𝒍𝒖,
𝑬𝑫𝑴𝑶𝑵𝑫 𝑾𝑬𝑳𝑳𝑺, 𝑻𝑶𝑴𝑬 𝑽𝑰𝑰.
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𝑛𝑜𝑡ℎ𝑖𝑛𝑔 𝑒𝑙𝑠𝑒 ℎ𝑢𝑟𝑡𝑠 𝑙𝑖𝑘𝑒 𝑦𝑜𝑢 𝑑𝑜
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David Foekinos, 𝓛𝓪 𝓭é𝓵𝓲𝓬𝓪𝓽𝓮𝓼𝓼𝓮

Ne pas se laisser aller, quelle étrange expression. On se laisse aller quoi qu'il arrive. La vie consiste à se laisser aller. Elle, c'était tout ce qu'elle voulait : se laisser aller. Ne plus sentir le poids de chaque seconde. Elle voulait retrouver une légèreté, fût-elle insoutenable.
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Blast
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L'Alchimiste, Paulo Coelho
Les yeux montrent la force de l'âme.
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Delmore
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Charlotte Brontë, 𝒥𝒶𝓃𝑒 𝐸𝓎𝓇𝑒

« J'étais saisie à la pensée de cette solitude de la zone arctique, de ces immenses régions abandonnées, de ces réservoirs de glace, où des champs de neiges accumulées pendant des hivers de bien des siècles entassent montagnes sur montagnes pour entourer le pôle, et y concentrent toutes les rigueurs du froid le plus intense. Je m'étais formé une idée à moi de ces royaumes blêmes comme la mort, idée vague, ainsi que le sont toutes les choses à moitié comprises qui flottent confusément dans la tête des enfants. Mais ce que je me figurais m'impressionnait étrangement. Dans cette introduction, le texte, s'accordant avec les gravures, donnait un sens au rocher isolé au milieu d'une mer houleuse, au navire brisé et jeté sur une côte déserte, aux pâles et froids rayons de la lune qui, brillant à travers une ligne de nuées, venaient éclaircir un naufrage. Jane Eyre, qui avait été une jeune femme pleine d'attentes et d'ardeur, presque une jeune épousée, se retrouvait une fille froide qui se sentait seule. Sa vie était sans couleur, son avenir fait de solitude. Un froid glacial de Noël était venu au cœur de l'été ; une tempête blanche dé décembre s'était abattue en juin, le gel glaçait les pommes mûres, ou des congères écrasaient les roses épanouies. Sur les foins et sur les blés s'épandait un linceul glacé, les chemins qu'hier les fleurs empourpraient étaient aujourd'hui indistincts sous la neige immaculée, et les bois qui, douze heures plus tôt, agitaient des rameaux feuillus et parfumés tels des bosquets tropicaux, s'étalaient blancs, dévastés, incultes tels les forêts de pins sous l'hiver de Norvège. »

« Alors vous vous trompez, vous ne me connaissez guère et ignorez de quel amour je suis capable. Chaque atome de votre chair m’est aussi précieux que la mienne ; dans la douleur et la maladie, il me serait encore précieux. Votre intelligence est mon trésor, et si elle sombrait, elle resterait toujours mon trésor. Si vous divaguiez, mes bras et non une camisole de force vous retiendraient; votre étreinte, même furieuse, aurait du charme pour moi ; si vous vous jetiez sur moi avec autant de sauvagerie que cette femme ce matin, je vous recevrais avec un embrasement plein d’amour tout en cherchant à vous dominer. Je ne m’écarterais pas de vous avec dégoût comme je le fais d’elle. Dans vos moments de calme, vous n’auriez ni gardien ni garde-malade autre que moi. Je pourrais me pencher sur vous avec une tendresse infatigable, même si vous ne m’accordiez pas un sourire en retour ; et jamais je ne me lasserais de regarder dans vos yeux, même s’ils n’avaient plus conscience de ma présence. »
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𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑒 𝑚𝑎𝑞𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝒻𝒶𝓃𝓉𝑜̂𝓂𝑒𝓈
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Kyoraku
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16 mai 2018, 19:11

Bernard Werber ; Demain les chats.
"Ceux qui défendent les systèmes simples de type totalitaire ont toujours plus de succès auprès de foules que ceux qui défendent les systèmes compliqués de type démocratique. Souvent parce que leur discours est basé sur la peur. Peur de la nature, peur de la mort, peur d’un Dieu imaginaire omnipotent."
"Les êtres avec lesquels nous avons une affinité naturelle nous donnent envie de nous surpasser, et puis il y a d'autres êtres qui nous ralentissent, nous pompent notre énergie en nous faisant croire qu'ils sont importants pour nous."

"Je pense qu'aucune espèce animale n'a d'ordres à donner à une autre espèce. La terre appartient de manière équitable à toutes les formes de vie, animale ou végétale qui la recouvrent. Et aucune espèce n'a objectivement le droit de se déclarer "au-dessus des autres"."
"Ils ont suffisamment de goût pour les personnages imaginaires pour être prêts à tuer ou à mourir pour lui. En fait, pour être juste, Dieu est depuis quelque temps la raison principale du terrorisme et des guerres."
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Delmore
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Alberto Moravia, 𝐿'𝐸𝓃𝓃𝓊𝒾

« Quand j’étais enfant surtout, l’ennui assumait des formes tout à fait obscures pour moi et pour les autres, formes que j’étais incapable d’expliquer. En ces années-là, il m’arrivait de cesser brusquement de jouer et de rester des heures entières immobile, comme engourdi, accablé en réalité par le malaise que m’inspirait ce que j’ai appelé la flétrissure des objets, c’est-à-dire par l’obscure conscience qu’entre moi et les choses, il n’existait aucun rapport. Si, en de tels moments, ma mère entrait dans la chambre et me voyant muet, inerte et pâle de souffrance, me demandait ce que j’avais, je répondais invariablement: « je m’ennuie» expliquant ainsi, par un mot de sens clair et étroit, un état d’âme vaste et obscur. [...] Je me rappelle fort bien comment je cessai de peindre. Un soir, après être resté huit heures de suite dans mon atelier, peignant de temps à autre pendant cinq, dix minutes, puis me jetant sur mon divan et y restant étendu, les yeux fixés au plafond, pendant une ou deux heures, tout à coup, comme par une inspiration enfin authentique après tant d'efforts infructueux, j'écrasai ma dernière cigarette dans le cendrier rempli de mégots éteints, je fis un bond félin hors du fauteuil dans lequel je restais enfoncé, saisis un canif dont je me servais quelquefois pour racler ma palette et, à coups répétés, je lacérai la toile que j'étais en train de peindre et ne fus content que lorsque je l'eus réduite en lambeaux. Puis je tirai d'un coin une toile intacte de la même grandeur, je jetai celle que j'avais lacérée et posai la nouvelle sur le chevalet. Ceci fait, je m'aperçus pourtant aussitôt que toute mon énergie — comment dirais-je ? — créatrice s'était complètement épuisée dans ce geste de destruction furieux et au fond rationnel. J'avais travaillé à cette toile durant les deux derniers mois, sans trêve, avec acharnement ; la lacérer à coup de couteau équivalait finalement à l'avoir achevée, peut-être d'une manière négative, quant aux résultats extérieurs qui d'ailleurs m'intéressaient peu, mais positivement en ce qui regardait mon inspiration. »
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𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑒 𝑚𝑎𝑞𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝒻𝒶𝓃𝓉𝑜̂𝓂𝑒𝓈
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Blanc
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Blanc: les quatres vies d'Aya / / Dorothée Piatek a écrit : La petite, grâce à son talent, était sur le point de payer sa dette et celle de sa mère. Mais vous avez voulu continuer de diriger sa vie en ne pensant qu'à votre intérêt... Je savais depuis longtemps que tout se terminerait ainsi. [...] Elle a retrouvé son bonheur. Et vous avez perdu le vôtre.
Modifié en dernier par Blanc le 01 juin 2018, 03:39, modifié 1 fois.
招き猫 ; まねきねこ ; maneki-neko.
THE LEGEND OF THE JAPANESE FORTUNE CAT

There once was a very poor monk living in a small temple. His only company was his cat named Tama, that he kept feeding even though he had no money. One day, a noble man was caught in the rain as he returned from the hunt. He took refuge under a tree that was near the temple.
After a while, he noticed a cat sitting in the temple's entrance, looking at the man as if it was beckoning for him to enter. Surprised, the noble walked towards the cat. Right after he left his refuge, the man could see that the tree he was under seconds ago had been struck by lightning.
As a tribute to the cat that saved his life, the noble began funding the temple, for it to soon become prosperous again.


Source: muza-chan.net
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𝑴é𝒎𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 | Annie Ernaux
Avoir reçu les clés pour comprendre la honte ne donne pas le pouvoir de l'effacer.
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𝑳𝒂 𝑪𝒐𝒏𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒖𝒏 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝒔𝒊è𝒄𝒍𝒆, 𝐀𝐥𝐟𝐫𝐞𝐝 𝐝𝐞 𝐌𝐔𝐒𝐒𝐄𝐓 (1836)
Il est doux de se croire malheureux, quand on n’est que vide et ennuyé.
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𝑛𝑜𝑡ℎ𝑖𝑛𝑔 𝑒𝑙𝑠𝑒 ℎ𝑢𝑟𝑡𝑠 𝑙𝑖𝑘𝑒 𝑦𝑜𝑢 𝑑𝑜
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Hakuo
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Albert Camus, La peste a écrit :Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et dans le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.
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«J'ai simplement aperçu que même ceux qui étaient meilleurs que d'autres ne pouvaient s'empêcher aujourd'hui de tuer ou de laisser tuer parce que c'était dans la logique où ils vivaient et que nous ne pouvions pas faire un geste en ce monde sans risquer de faire mourir. »
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